RGAA 4.1.2 : comprendre les critères
Objectif : savoir ce que “RGAA 4.1.2” signifie concrètement, comprendre la logique des 106 critères et préparer un audit qui mène à des corrections utiles.
1) Le RGAA 4.1.2, c’est quoi ?
Le RGAA (Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité) traduit les exigences d'accessibilité en critères techniques vérifiables. La version 4.1.2 regroupe 106 critères organisés en 13 thématiques (par exemple images, navigation, formulaires, multimédia).
Un bon audit RGAA ne se limite pas à “obtenir un score” : il sert à identifier ce qui bloque réellement l'accès et à produire des actions correctives traçables.
2) Pourquoi tout n'est pas automatisable
Une partie des critères peut être détectée via une analyse du code (structure, attributs, présence de balises, etc.). En revanche, d'autres critères demandent une validation de contexte : pertinence d'un texte alternatif, compréhension d'une intention, interprétation de certaines interactions, accessibilité réelle d'un composant rendu, etc.
Concrètement, vous verrez souvent trois catégories :
- Vérifié automatiquement : signal clair, vérifiable via le DOM et/ou le rendu.
- Pré-vérifié : anomalies structurelles détectées, mais pertinence à confirmer.
- Manuel : test guidé (ou jugement) nécessaire.
3) Comment préparer un audit efficace
Si votre audit est “trop large”, vous risquez de noyer vos équipes dans des résultats peu actionnables. À l'inverse, un audit “trop petit” peut rater des composants clés.
Avant de lancer :
- Identifiez les types de pages (accueil, formulaires clés, pages produits, navigation, contenus multimédias).
- Lancez l'audit sur une sélection de pages représentatives, pas uniquement sur les pages “simples”.
- Préparez une liste des composants récurrents (header/menus, modals, formulaires, carrousels, etc.).
4) Comment interpréter les résultats (sans se tromper)
Les résultats doivent être lus comme un plan d'actions : cherchez d'abord les critères qui se répètent (mêmes composants, mêmes patterns), puis priorisez ceux qui impactent le plus d'actions utilisateurs (navigation clavier, formulaires, contenus non accessibles).
Un critère “manuel” n'est pas un échec : c'est l'indication que l'équipe doit vérifier l'intention et la pertinence. Dans un projet réel, vous pouvez organiser ces validations par thématique et par itération.
5) Ce que l'outil peut (et ne peut pas) faire
Un outil automatise fortement la détection : il accélère la phase de repérage. Mais la conformité “finale” dépend toujours de votre compréhension du contexte de vos contenus et des corrections réalisées.
Si votre objectif est de transformer le rapport en conformité publiable, l'étape clé consiste à enchaîner : repérage → correction → validation → publication de la déclaration.
FAQ rapide
Combien de critères contient le RGAA 4.1.2 ?
106 critères, répartis en 13 thématiques. Une partie est vérifiable automatiquement, le reste nécessite une validation manuelle selon le contexte.
Pourquoi mon score ne devient pas “parfait” ?
Parce que certains critères ne peuvent pas être validés à 100% automatiquement. Les critères “manuels” et la pertinence du contenu doivent être confirmés.
Par où commencer en pratique ?
Commencez par les composants récurrents et les scénarios utilisateurs critiques (navigation, formulaires, multimédia), puis itérez par thématique.
Prochain pas : découvrez notre checklist RGAA avant la publication pour passer de “rapport” à “déclaration publiée”.